Si la part des maisons « couture » est donc de plus en plus importante dans le marché horloger, leur vision de l’horlogerie a modestement, mais clairement,influencé les marques historiques. La preuve: même si ces marques historiques font des efforts, elles sont toujours aussi peu habiles en matière de conception d’un modèle féminin qui tienne la route. Toutefois – et c’est le paradoxe du moment – leurs modèles masculins sont, en revanche, plus largement gagnés par la mode. Les gardetemps s’urbanisent au point aujourd’hui de s’adapter à des consommateurs décrits comme de purs métrosexuels.
Doit-on alors s’attendre à voir les montres-bracelets viriles d’il y a quelques années disparaître au profit de références horlogères plus délicates et plus subtiles ? Sans doute pas, car il faut de tout pour faire un marché et comme il se complexifie à mesure qu’il ’internationalise, il n’y a pas de raison de voir les enseignes revenir de sitôt au monoproduit. Quoi qu’il en soit, l’urbain européen a fait le tour de la question et a fini par faire un choix parmi les instruments disponibles. Sa prédilection à l’heure d’aujourd’hui : les montres vintage et les ultra-plates.
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2011-03-03 12:29:08




