La marque Sigomonta Joaillier a été fondée il y a six ans par Hervé Gotta, un Français aux origines italienne et cévenole, qui s’est retrouvé par hasard en Hongrie. Il y a rencontré Krisztina, celle qui allait devenir sa femme et lui donner envie de tout quitter pour fonder une famille à Budapest. Et parce qu’il ne trouvait pas en Hongrie le bijou dont il rêvait pour sa bien-aimée, Hervé Gotta a choisi de faire réaliser une pièce sur-mesure. D’atelier en atelier, il a fini par s’intéresser aux techniques joaillières et décider de monter son propre atelier de bijouterie, qui est devenu une petite entreprise d’une quinzaine d’employés. Il crée alors la marque Sigomonta et s’installe dans le quartier des fabricants de bijoux, proche de l’aéroport de Budapest. Pour faire la promotion de ses premières collections, il s’appuie sur le "Bureau de presse des joaillierscréateurs" à Paris et expose en 2006 sur le salon Kara, où il se fait remarquer rapidement. Pendant quelque temps, l’activité principale de Sigomonta sera la fabrication des collections de créateurs français, principalement en or et diamants. Aujourd’hui, la marque entend revenir au premier plan en s’appuyant sur ses modèles les plus emblématiques. Elle s’est d’abord fait connaître en créant une jarretelle précieuse, déclinée ensuite en bracelets Stock-Let : des rubans élastiques empruntés à la lingerie fine, fermés par une attache en or et diamants, ou or et pierres de couleur. La ligne Stock-Let compte 400 déclinaisons de couleurs et de combinaisons de fermoir, en plus ou moins empierré. Parmi les premières créations de Sigomonta Joaillier, figure aussi une bague dont les proportions ont été savamment étudiées pendant deux ans, puis qui a été interprétée en 2010 avec un corps en ruban élastique. À l’origine, la pierre de centre était un spinelle noir. Désormais, elle est aussi proposée avec un pavage de diamants ou une multitude de pierres fines de couleur comme la topaze de couleur Paraïba au bleu électrique, presque irréel. En septembre, Sigomonta Joaillier dévoile la déclinaison entièrement pavée (505 diamants G/VS) de la bague, qui a demandé une centaine d’heures de prototypage manuel.
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2011-03-03 12:29:08




