Aussi incroyable que cela paraisse, il est encore possible d’entendre dans les boutiques spécialisées dans la vente de montres des horreurs en matière de mise en route, à faire pâlir un horloger rhabilleur. Aujourd'hui, il est vrai, les garde-temps sont plus robustes que dans le passé. Les concepteurs ont été, ces dernières années, sensibilisés
au fait que les amateurs de garde-temps ne sont pas tous des experts en mécanique et qu’il est, par conséquent, important de concevoir des mouvements robustes pouvant encaisser certaines erreurs de manipulations. Différents réparateurs le confirment
: les calibres de montres en général, qu’ils soient à quartz ou mécaniques, sont à près de 30% plus robustes et plus fiables que ceux d’il y a seulement quinze ans. Voilà un vrai plus, mais cela n’autorise pas les boutiques à ignorer les bases du métier, ni à expliquer tout et n’importe quoi en matière d’entretien courant, sous prétexte que trop d’explication peut être préjudiciable à la finalisation d’une vente. Un spécialiste ayant
travaillé de belles années chez l’un des plus grands détaillants de France le rappelait : « il n’est pas question pour un vendeur de montrer que l’on en sait plus que le client, mais de l’entraîner à faire qu’il apprécie le produit et qu’il ait le sentiment qu’il l’ait choisi de lui-même ». Ce principe ne doit pas pour autant dissuader le marchand de rappeler les sécurités d’usage en matière de réglages horlogers.
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2011-03-03 12:29:08



