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bague philippe tournaire
  1. Photo 1 : Bague Philippe Tournaire

L'améthyste, pierre légendaire et universelle

Depuis la nuit des temps, remarquée par les peuples du monde entier, l’améthyste est l’une des gemmes les plus répandues au monde. Présente partout, elle n’en est pas moins unique de par son histoire et sa couleur qui oscille entre le pourpre, le violet et le violet-rouge. De nombreuses légendes et pouvoirs lui sont attribués, ce qui renforce le côté magique de sa couleur si distinctive des autres gemmes. À la fois populaire et exceptionnelle, elle se place au rang des cailloux incontournables, dont la «pétillance », comme dit Philippe Tournaire, l’inspire pour sublimer certaines de ses créations.

Issue du groupe minéral du quartz qui regorge de variétés telles que la citrine ou encore le cristal de roche, l’améthyste constitue la pierre la plus prisée d’entre elles. Elle est un dioxyde de silicium et doit sa couleur à la présence du fer dans sa composition chimique. Comme tous les quartz, sa dureté est de 7, juste derrière la
topaze. La plupart des améthystes sur le marché ne montrent pas d’inclusions visibles. Dans le cas contraire, elles sont généralement taillées en cabochons. En général,
l’améthyste est taillée dans de gros cristaux souvent jumeaux, la concentration de sa couleur se situant bien généralement à l’extrémité du cristal.

LES NUANCES DE COULEURSBien que la nature ait créé d’autres merveilles à dominante violet telles que le saphir ou encore la tanzanite, l’améthyste reste la pierre violette par excellence. En agissant sur les éléments chimiques qui composent sa structure cristalline, l’irradiation naturelle provoque des zones de concentration de couleur donnant à l’améthyste ce ton lavande plus ou moins prononcé qui la définit. En positionnant la table d’une améthyste facettée sur un papier blanc ou encore en l’immergeant sous l’eau dans un petit récipient, on peut mieux évaluer la répartition de sa couleur intense, de ses zones parfois incolores et ainsi mieux juger sa qualité. Moins les zones de concentration sont visibles, plus l’améthyste a des chances d’être considérée comme jolie car uniforme. Tout dépend ensuite de la profondeur de son violet : s’il s’avère trop sombre ou trop clair, cela joue en sa défaveur. Le juste milieu s’impose pour obtenir de l’améthyste que sa beauté nous éblouisse à sa juste valeur. « Pour qu’un caillou soit beau, il faut qu’il pétille, qu’il ait de la vie en lui », dit l’artisan joaillier Philippe Tournaire. Comme lui, ceux qui apprécient cette gemme recherchent en elle un violet intense parfois légèrement teinté de rouge et surtout, sans zone de concentration de couleur visible, susceptible de nuire à l’harmonie globale qui révèle son éclat.


Leslie Smittarello
Gemmologue diplômée du GIA New York


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2011-03-03 12:29:08


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Guide Bijoux