Le chimiste allemand réputé Martin Heinrich Klaproth (1743-1817) a formidablement énoncé le dilemme des premières analyses commerciales de métaux précieux au XVIIIe siècle : « On y gagne l’analyse, mais on y perd le matériau analysé… » C’est réellement un problème: quelle que soit la méthode utilisée pour tester des métaux précieux de façon conventionnelle, l’objet est toujours
endommagé et il en résulte une perte de matériau et une dépréciation. Et ce, que ce soit en utilisant une pierre de test pour abraser dans des acides - méthode usuelle depuis l’antiquité - ou par coupellation qui permet de séparer les parties non précieuses des parties précieuses pour les déterminer. Lorsqu’il s’agit de déterminer, de façon précise, des alliages comportant des éléments traces et des oligo-éléments, ou lorsque des revêtements sont en jeu, comme pour la rhodinisation de l’or ou dans l’industrie horlogère, on atteint les limites de la coupellation.
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Andras Burkhardt
2011-03-03 12:29:08




